préoccupations
D'une par, il faut motiver l'élève, lui donner envie, le stimuler ;
D'autre part il faut le rendre autonome, responsable, acteur.

Ces deux considérations sont indissociables chez les enseignants, de plus ils déterminent qu'il faut au préalable pour rendre l'élève autonome, il faut d'abord qu'il se mette en action, il faut lui donner un "  motif ", donner du sens aux savoirs. Mais motiver ne suffit pas : il faut qu'il ait un projet, une activité intentionnelle, il faut qu'il apprenne seul ou collabore aux apprentissages de ses camarades.

A partir de là, on voit apparaître deux conceptions de l'autonomie de l'élève : une conception " émancipatrice " et une autre " conformiste ". Une limite se montre au jour, car bien que des enseignants disent vouloir rechercher le développement des capacités créatrices de l'élève, au contraire ils décrivent un élève autonome comme celui qui accepte les règles, qui apprend seul les contenus qui lui sont proposés, bref, celui qui se soumet au jeu scolaire, qui a bien intégré son " métier d'élève "(3).
Nous sommes forcé de constater que, " l'enseignant se tourne prioritairement vers le second type d'autonomisation, c'est-à-dire vers une recherche de conformisme chez l'élève "(4). Dès lors l'élève qui est présenté 
comme autonome renvoie souvent à l'image stéréotypée d'un élève modèle.
L'enseignant détient plusieurs possibilités pour motiver, produire des émotions afin que l'élève s'investisse dans les situations d'apprentissages mises en place par le maître.
Dans un premier temps, il faut qu'il produise de l'émotion. Pour cela, il est acquis depuis longtemps que le jeu libre, l'activité gratuite, joue un rôle fonctionnel majeur dans le développement de la personne. Il est une sorte de moteur spontané qui le pousse à simuler une fonction pour l'exercer. 

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